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Sujet : Comment connaître les zones géographiques où il faut s'installer?

  1. #1

    Par défaut Comment connaître les zones géographiques où il faut s'installer?

    Bonjour,

    J'ai créé un sujet dans le forum des régions, rubrique région PACA. Force est de constater qu'il n'y a aucun dynamisme dans ce forum au vue du nombre de sujets sans aucune réponse depuis dès mois...

    Je me permets donc de solliciter ce forum. Je viens de m'installer dans la région PACA. Des particuliers de St Raphaël m'avaient indiqué l'an dernier, qu'il y avait de la demande pour des consultations psychologiques. Soit disant 1 mois d'attente pour obtenir un rdv... Mon projet serait de commencer une activité en libéral. Cependant, depuis 5 mois que je suis arrivée, je ne trouve pas de local à louer. Les cabinets ne font pas dans la pluridisciplinarité. Et quand ils le font les loyers sont trop élevés. J'ai contacté l'ARS pour savoir s'il y avait bien de la demande. Pas de réponse pour le moment.
    Au final, je n'ai pour seule information le nombre global de psychologues (environ 25 au total sur Fréjus et St Raphaël quelque soit la spécialisation (psy du développement, clinicien, neuropsy...). La population est d'environ 100000 habitants les deux villes réunies.

    En terme de demandes, j'ai continué à discuter avec des particuliers. J'ai le sentiment qu'il y a des besoins pour le public enfant/adolescent et de la demande pour les neuropsy. Les adultes dans la région semblent davantage s'orienter vers le bien-être: sophro, reiki, hypnose, etc. D'ailleurs lorsque je redemande le délai d'attente pour obtenir un rdv, de 1 mois que l'on m'évoquait en 2018, on me parle aujourd'hui de 10-15j. Ce délai me paraît raisonnable.
    Voyant mes difficultés à m'installer et ayant la nette impression qu'il n'y a pas le besoin qu'un nouveau psy s'installe, comment puis-je repenser mon projet? Quelles villes de la région PACA seraient en demande?

    L'ARS ne me répond pas. La FFPP n'a pas de visibilité outre au niveau de ses membres installés. Personnellement, je n'ai aucune obligation à rester à St Raphaël. C'est probablement le moment de réévaluer la zone géographique. Si vous avez été confrontés à la même difficulté, et si vous avez connaissance de secteur en demande, au plaisir d'en discuter.

    Cordialement

  2. #2
    Inscrit
    juillet 2011
    Localisation
    Landerneau
    Messages
    78

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    Bonjour,

    la question que vous posez est hyper intéressante mais si difficile à prendre en charge... Comment savoir ? Il n'y a à ma connaissance aucune "clé universelle" à vous indiquer. Le travail de réseau, de terrain, vous permettra seul.e de trouver vos réponses.

    De mon côté, je me suis appuyée sur un réseau de femmes entrepreneuses de ma région "Entreprendre au féminin Bretagne" ; j'aurais pu aussi trouver des relais du côté de la boutique de gestion (BGE) ou d'autres réseaux d'entraide. Tels ont été mes appuis... et aussi les médecins généralistes et du travail = prescripteurs.

    Bon courage, c'est un travail de fourmi, d'autant plus quand la zone géographique initiale est vaste. De fourmi... et d'opportunités !
    Fabienne PAUL, psychologue du travail
    www.psytravailbrest.com

  3. #3

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    Bonsoir,

    J'ai pu en discuter dernièrement avec mon généraliste. Il est un peu sceptique quant à l'éventualité de travailler à temps plein en libéral pour les psychologues. Il a souligné avec insistance que la population est très vieillissante dans le secteur. Et étonnamment, il a estimé que les psychologues orientés vers l'accueil du public adulte se limiteraient aux 18-65 ans... Bon, je ne sais pas pourquoi selon lui accueillir un public adulte signifierait mettre à l'écart les retraités. Dans mon esprit il n'y a pas de limite d'âge. Maintenant, ce qui m'interroge c'est sa réflexion. Est-ce que cela signifie que les retraités sont peu enclins à demander un soutien psy dans la région? Et là, il y aurait effectivement un grand problème. Par ailleurs, je n'ai même pas envisagé de travailler en institution à temps partiel puisqu'il n'y a aucune offre.

    J'ai essayé de contacter une psychologue. Elle n'a jamais répondu à mon message. Et je n'ai pas eu le souhait d'en solliciter d'autres. Entre les psy qui ne dialoguent pas, qui se mettent en position défensive liée à la concurrence potentielle, et d'autres professionnels qui ne veulent pas de psy dans leur cabinet... Je me heurte à de nombreux silences.

    Un travail de fourmi oui. Merci Fabienne d'avoir partagé votre expérience. Je vais essayer de garder courage, patience, et de trouver des personnes bienveillantes pour prendre appui.

    Bon week-end à vous.

  4. #4
    Inscrit
    juin 2010
    Messages
    524

    Par défaut bonjour

    je ne pourrais malheureusement vous donner aucune réponse mais le marché est tellement saturé (tant en libéral qu'en institution) que je ne sais pas s'il y a des lieux plus propices que d'autres... Et je pense que le bouche à oreille fonctionne beaucoup donc quand on débute et si on a pas de réseau professionnel, pas simple...

    Et n'oublions pas tous les concurrents "autres", les thérapeutes-machin-chose, ça compte aussi je pense.

    Je ne suis pas très encourageante mais je désespère de voir que notre profession se détruit de la sorte... Peut-être d'autres seront plus optimistes...

  5. #5
    Inscrit
    novembre 2010
    Messages
    2 034

    Par défaut

    Je suis plus optimiste. Je pense qu’il y a de la place pour les pros qui apportent vraiment quelque chose ( compétence, qualité de l’alliance...) et qui communiquent ( site, liens réguliers avec les autres pros). Installée depuis 7 ans, ma patientele augmente lentement mais régulièrement chaque année; j’arrete maintenant à 30 cs/semaine. Et pourtant, des collègues se sont installés dans ma commune et communes alentours également. Par contre le bouche à oreille d'emblée, je n’y crois pas trop. Cela met un certain temps et la difficulté est de pouvoir tenir financièrement.Après, on ne tient jamais rien et je suis consciente qu’on n’est pas à l’abri d’un renversement de situation ( tiens, comme le remboursement des psychothérapies) .

  6. #6
    Inscrit
    juin 2010
    Messages
    524

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    Citation Envoyé par vladou1 Voir le message
    Je suis plus optimiste. Je pense qu’il y a de la place pour les pros qui apportent vraiment quelque chose ( compétence, qualité de l’alliance...) et qui communiquent ( site, liens réguliers avec les autres pros). Installée depuis 7 ans, ma patientele augmente lentement mais régulièrement chaque année; j’arrete maintenant à 30 cs/semaine. Et pourtant, des collègues se sont installés dans ma commune et communes alentours également. Par contre le bouche à oreille d'emblée, je n’y crois pas trop. Cela met un certain temps et la difficulté est de pouvoir tenir financièrement.Après, on ne tient jamais rien et je suis consciente qu’on n’est pas à l’abri d’un renversement de situation ( tiens, comme le remboursement des psychothérapies) .
    Merci pour votre réponse encourageante vladou ! j'avoue que je suis en phase "bad", découragée quand je vois le monde du travail des psychologues...

    J'ai l'impression que c'est quitte ou double en libéral : ça marche très bien (le temps de se faire une patientèle et d'avoir une bonne réputation) ou alors ça fonctionne pas... J'ai vu plusieurs psy ouvrir plusieurs cabinets libéraux et les fermer, en peu de temps et à plusieurs reprises...

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