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Sujet : Psychologue à l'hôpital : une profession menacée...

  1. #1
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    décembre 2011
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    Exclamation Psychologue à l'hôpital : une profession menacée...

    Bien que n'étant pas dans la bonne partie du Forum pour laisser ce message, il me parait important qu'il puisse paraitre ici vu les conséquences que cela pourrait avoir sur nos futures recherches d'emplois....



    Psychologue à l’Hôpital : Une
    profession menacée !
    L’UNSA Santé Sociaux qui n’a jamais quitté la table des négociations est indignée par la position du Ministère concernant l’avenir de la profession de psychologue à l’hôpital !
    C’est en qualité de psychologues de la FPH représentantes UNSA Santé et Sociaux, travaillant dans des services de psychiatrie, que nous participons aux groupes de travail à la DGOS depuis 2011 et faisons partie du Comité de suivi de l’expérimentation de la structuration institutionnelle de l’activité des psychologues de la fonction publique hospitalière. Ce comité s’est réuni le jeudi 10 juillet 2014.


    Nous nous y sommes rendues avec l’idée d’insister auprès de la DGOS et des autres instances syndicales sur la nécessité d’élargir le débat de l’expérimentation vers un enjeu autrement plus crucial pour les psychologues, celui de l’intégration de leurs missions dans la future loi de santé. Pour rappel, c’est en 2009 que la loi HPST avait supprimé la dimension de la prise en compte des aspects psychologiques des missions de l’hôpital.
    L’UNSA Santé et Sociaux a voulu aborder les propositions figurant dans le rapport du député Denys Robiliard (décembre 2013) : la DGOS a refusé. Nous avons indiqué le paradoxe qu’il y avait à travailler autour d’une structuration de la profession alors que, d’une part une loi de santé était en cours d’écriture et que les psychologues et leurs missions n’y figureraient toujours pas, et d’autre part que l’hôpital s’apprête à ne plus les former. Les psychologues UNSA Santé et Sociaux sont convaincus que la profession a à s’inscrire à différents endroits de cette loi (accès aux consultations en 1ère intention, prévention…).


    La DGOS a témoigné d’un durcissement de ses positions à l’égard de notre profession, de son avenir et plus globalement de sa place à l’hôpital.


    Nous avons alors vite pris la mesure de la radicalisation d’un discours qui prône un abord médical exclusif : le Ministère nous a indiqué qu’il n’y aurait rien concernant les psychologues dans la loi de santé car elle n’était pas une profession de santé. Si nous refusons la tutelle médicale, nous sortirons des hôpitaux : les sciences humaines n'auraient plus leur place à l'hôpital selon eux.


    Il s’agit d’un chantage à la paramédicalisation.


    Dans la même lignée, concernant le problème de la rémunération des stagiaires, la DGOS réaffirme qu’il n’y a et qu’il n’y aura pas d’enveloppe budgétaire pour financer les stages. Or le Ministère de l’Enseignement Supérieur affirme l’existence d’un fonds dont les psychologues en formation dans les hôpitaux peuvent bénéficier.
    La DGOS refuse catégoriquement de discuter avec l'Enseignement Supérieur et de les intégrer au débat. On nous indique alors qu’il n’y a pas de convention avec les Facultés des Sciences Humaines (à l’inverse des paramédicaux où la non-rémunération est prévue par la loi) et que le Ministère ne souhaite pas en créer.
    Là aussi, il y a urgence : les hôpitaux commencent déjà à refuser les stages des étudiants en psychologie pour raisons budgétaires. A la rentrée, près de 2000 étudiants risquent de se retrouver en difficulté.


    Après avoir fait entendre aux psychologues que seule une structuration ferait d’eux des interlocuteurs dignes d’intérêts, l’administration de la santé, par l’intermédiaire de la DGOS, a dévoilé son objectif : médicaliser la psychologie, privant ainsi l’hôpital d’un apport différent de la médecine mais qui lui est complémentaire.
    L’UNSA Santé et Sociaux n’a pas cessé de rencontrer les interlocuteurs sur le sujet et alerte les psychologues : leur avenir et la spécificité de leur intervention va se jouer dans la prochaine loi de santé publique.


    Indignons-nous et opposons nous à la médicalisation de la psychologie !
    Mobilisons nous contre la disparition des Sciences Humaines à l’hôpital !
    Depuis quelques mois, conscients de la nécessité de prendre part activement aux débats et décisions en matière de politique des soins, les psychologues représentants UNSA Santé et Sociaux se sont engagés dans un travail de réflexion et de rencontres avec Denys Robiliard, député auteur du rapport sur la santé mentale de décembre 2013 qui recommandait « de reconnaître un rôle aux psychologues cliniciens en premier recours et d’examiner la possibilité et les modalités d’une prise en charge de leur exercice par l’assurance maladie (proposition n° 25) ».


    L’UNSA Santé et Sociaux a pris également contact avec les enseignants-chercheurs de psychologie clinique et psychopathologie (SIUEERPP), des collèges et inter-collèges et un député du Nord (Rémy Pauvros).


    Ces échanges nous ont amenés à formaliser des propositions fortes pour repositionner au coeur de la clinique la discipline de la psychologie clinique et de la psychopathologie ainsi que le métier de psychologue clinicien au sein de l’hôpital, en terme de profession de soins psychiques et de responsabilité de la coordination de filières des soins psychiques.
    Nous pensons que les psychologues ont un rôle primordial à jouer dans l’amélioration de l’offre et du système de soins et dans la qualité de la prise en charge au sein de l'hôpital public.
    Après la sur-médicalisation de la santé, on en arrive à une volonté de plus en plus clairement affichée de médicaliser la psychologie clinique en paramédicalisant les psychologues.
    Si la profession de psychologue clinicien n’est pas une profession de soin médical, en revanche, elle peut se définir comme une profession de soin psychique et envisage le domaine du curatif comme n'étant pas l’apanage exclusif de la médecine. Le soin médical et le soin psychique : une nécessaire complémentarité sans qu’une discipline soit fongible dans l’autre.
    L’abord médical, sûr que son pouvoir sur le corps est aussi pouvoir sur l’esprit, veut évincer les sciences humaines des hôpitaux et ce, à contre-courant de la demande de la population.
    L'hôpital s'apprêterait-il donc, en ne voulant plus des psychologues, à se passer de certains cliniciens qui étaient encore garants de cette clinique du singulier ?
    Comment peut-on croire que seules les professions médicales et paramédicales sont à-même d’avoir des effets thérapeutiques ?
    Ne nous méprenons pas, l’heure est grave. Les psychologues sont en vacances mais le Ministère la DGOS travaillent.


    Si nous ne faisons rien, voici la situation résumée en quelques points :
    - Les psychologues ne seront pas dans la loi de Santé
    - Les étudiants en Master 2 de psychologie ne seront plus acceptés en stage dans les hôpitaux et la filière va s’éteindre d’elle -même
    - Le Ministère de la Santé a proposé de créer des professions intermédiaires (paramédicales) en santé mentale mais refuse que les psychologues (formés de bac + 5 à bac +8) formés à ce niveau d’études et de responsabilités depuis 30 ans soient ces professions intermédiaires (non paramédicaux) avec des responsabilités accrues.
    Pourquoi nous refuse-t-on une revalorisation de notre formation ?
    - Le Ministère de la Santé ne veut plus des Sciences Humaines à l’hôpital… et demande à la DGOS de mettre cela en oeuvre.


    L’UNSA Santé et Sociaux vous appelle à la plus grande vigilance, la profession doit se mobiliser et se faire entendre à l’instar de l’UNSA Santé et Sociaux auprès des députés, auprès des universitaires, auprès des collègues psychologues, auprès du public… Nous pensons qu’il faut mettre en oeuvre toutes les actions nécessaires pour le maintien de la psychologie, de la clinique au sein de l’hôpital et une véritable reconnaissance de notre profession !


    Les psychologues représentantes UNSA Santé et Sociaux :
    Elisabeth Schaeffer et Roxane Meziane
    Psychologues cliniciennes
    Contact : psychologues.unsa.santesociaux@outlook.fr


    Lien de base : http://echoterra.over-blog.fr/2014/0...n-menacee.html

  2. #2
    Inscrit
    décembre 2011
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    Cher(e)s collègues et ami(e)s

    Les vacances sont dédiées au repos, mais il faut que vous sachiez que notre profession n’en admet point, ou plus exactement on ne lui en laisse point.

    L’affaire est suffisamment grave pour que j’entreprenne de donner l’information au maximum d’entre nous.

    Il est question de l’exclusion radicale de la psychologie clinique, plus largement de toute « science humaine » dans le domaine hospitalier.

    Dans cette période propice aux décisions ministérielles accomplies dans le silence estival (cf doc joint en rappel), vous devez savoir que le ministère de la santé envisage ni plus ni moins de paramédicaliser la profession. Cela pourrait réjouir ceux-là pour qui le titre de psychologue clinicien garde un relent médical. Que ceux-là réfléchissent avant de se réjouir ! Car accepter pareil statut paramédical revient ni plus ni moins à laisser place aux infirmiers psychiatriques pour lesquels, sachez-le, un master est déjà organisé. Cela revient autrement dit à cautionner à moyen terme la suppression pure et simple de la profession de psychologue, clinicien et autres par voie de conséquence.

    Être averti de tels projets à l’orée des congés estivaux, stratégie habituelle de tout ministère, empêche de penser d’emblée une action qui soit à même de fournir réponse. Des contacts sont présentement pris avec certaines instances qui se sont saisies du problème avec inquiétude mais détermination.

    Supprimer la clinique au profit de la technique va à l’encontre, j’ose le mot, de l’éthique élémentaire de ce qui fait qu’un sujet est un être qui parle avant que d’être réduit à ce qu’il a dans l’observable au titre de pathologie. Aussi, sans préjuger des actions qui auront à être menées, l’essentiel me semble revenir dans l’urgence à la prise de parole.

    Pour ma part, je la prends volontiers en vous adressant ci-dessous un petit texte qui pourrait éventuellement faire l’objet d’une lettre ouverte. Vos retours seront les bienvenus.

    Dès le retour de vacances, à partir de la mi-août, par mon intermédiaire ou non, vous serez informés de la suite de cette affaire et des actions à mener.

    Mais, si vous recevez ce message avant de partir en congés, n’hésitez surtout pas à le communiquer autour de vous. A l’instar de cette parole qui s’oublie dans les projets décidés en haut lieu de la part de certains qui n’ont jamais rencontré un fou (expression peut-être plus noble que « malade mental »), c’est en la prenant, cette parole, que quelque chose pourra peut-être se dégager d’important pour la pratique clinique.

    Qui a dit qu’une parole n’était pas forcément engagée ? Les chargés de mission ministériels peut-être. Ceux à qui la clinique veut encore dire quelque chose, certainement pas.

    Dominique RENIERS

    COMMENT TAIRE… LA CLINIQUE

    Qu’un statut soit en danger après avoir été insuffisamment considéré, c’est une chose déjà rare qui peut rendre les actions menées légitimes. Mais quand la profession elle-même qui soutient ce statut se voit menacée, il ne s’agit plus de légitimité mais de nécessité.

    C’est un jeu politique vieux comme le monde. C’est quand se présente l’horizon des vacances estivales que les décisions se prennent dans les sphères ministérielles. Histoire de savoir faire taire par avance toute contestation, voire toute discussion.

    Au-delà de toute rumeur ou démenti dans l’après-coup de personnalités qui n’ont, dans le cénacle ministériel, du terrain qu’une représentation empruntée, la volonté qui s’entend d’exclure les sciences humaines de la scène hospitalière, psychologues cliniciens en première ligne mais pas seulement, constitue une menace bien plus grave que celle qui pèse depuis longtemps sur le statut de clinicien. Ce n’est même plus un métier qui est attaqué, mais la raison d’être d’une pratique qui, dans le marasme techniciste contemporain, reste la seule à entendre quelqu’un au-delà de ce qui se voit de sa pathologie.

    Le soin ne saurait être confondu avec le traitement. Et n’en déplaise à ceux qui font de la politique plutôt que du soin, jamais la folie ne pourra être traitée comme n’importe quelle autre maladie. Parce qu’on peut avoir une grippe, mais on n’a pas la folie, on est qualifié ainsi par d’autres.

    Cela peut réconforter de traiter le fou comme on traite un dossier. Mais on ne saurait ne pas y voir là les traces d’une folie débutante dont le comble est bien qu’on ne peut savoir qui pourra y proposer un soin. La case qui manque, évidemment, ne saurait être localisée dans quelque dossier, à moins d’être politiquement incorrect.

    Non. La folie, quelle que soit la forme qu’elle prend, est une affaire de lien. Elle interpelle l’autre en déchirant la certitude tranquille de celui qui prétend savoir et qui répondra à lui-même plutôt qu’à l’autre, justement, toutes les fois où ce savoir restera convoqué dans l’exclusivité d’un traitement.

    Alors ? Le soin contre le traitement ? Il n’y a que les piètres psychologues qui ne font pas le deuil du pouvoir médical qui leur échappe, ou les médecins qui useront de leur technique quitte à s’y confondre, pour penser ainsi. Le traitement peut être essentiel. Il faudrait être fou pour penser le contraire. Mais le soin, celui qui implique l’autre et non la maladie, l’est tout autant. Il faut être fou ou plongé dans l’activité stérile de remplissage de petites cases qui se rajouteront toujours, pour l’oublier…

    Défendre la pratique clinique, en tant que « science humaine », ce n’est donc pas défendre un métier. C’est soutenir une éthique, la vraie, pas celle que certaines institutions arborent comme faire-valoir commercial. Cette éthique à défendre reste seule à pouvoir proposer le « plus » nécessaire à ce que le traitement ne devienne pas science… inhumaine.

    L’efficacité s’oppose à la parole, celle du patient, bien sûr, mais aussi celle de ceux qui auraient, en tant que cliniciens, à en dire quelque chose. L’efficacité s’oppose aussi à la mémoire. Et il est des traces, dans la grande Histoire, qui ont révélé ce qu’il en coûte lorsqu’on appose à un diktat politique un silence indifférent. Ce qu’il faut entendre en cela, c’est qu’il serait facile et gravissime de tenir les agents ministériels comme simples responsables de l’avenir d’une fonction, celle de la clinique. Ce sont les silencieux qui le deviennent, ceux-là qui s’étonnent dans le trop tard des effets d’une parole qui ne s’est pas engagée.

    En tant que psychologue clinicien, il reste, urgemment, à rappeler ce que « parler » peut et veut dire encore. Professeurs d’université, cliniciens de terrain, psychanalystes prêts au débat, se doivent de l’entendre pour en parler…

    D. RENIERS

  3. #3
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    Par défaut Merci!

    Merci pour la transmission de toutes ces informations qui me semblent capitales, merci de défendre la profession comme vous le faites.
    Je crois que chaque psychologue de la FPH doit maintenant me mobiliser! Prendre conscience de la gravité et de l'urgence de la situation, et transmettre ces messages sont la première chose que chacun de nous peut faire.

  4. #4
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    octobre 2010
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    Par défaut Mobilisation!

    J'ajouterai que des masters à destination des infirmiers s’ouvriront à la rentrée prochaine, ils pourront ainsi avoir le titre de : "techniciens de santé mentale". Cette formation reprend des missions faites par les psychologues : comme la supervision, la recherche clinique, "la recherche et la création d’outils visant l’augmentation de la qualité de la prise en charge soignante", "la négociation et de la médiation grâce à la posture transversale qui facilite la collaboration entre les acteurs",...
    Je vous laisse juger par vous même : http://www.uvsq.fr/master-1-sciences...rs-197753.kjsp

    Pour ceux et celles qui souhaitent se mobiliser : une réunion s'organise le samedi 20 septembre de 14h30 à 17h00 à la Maison de La Salle 78A rue de Sèvres 75007 PARIS, Métro Duroc.

    Pour finir voici un appel à la mobilisation de
    Jacques Borgy, Secrétaire général du SNP :


    "Paris le 22 juillet 2014,

    Aux organisations de psychologues,
    Chers et chères collègues,

    Notre profession est à un tournant et notre avenir dépend plus que jamais de notre mobilisation commune :
    D’une part, nous pouvons espérer que la profession soit mieux reconnue, à la hauteur des attentes des patients et du public et qu’elle ait enfin une vraie place entre médical et paramédical comme le suggère Denys Robiliard dans son rapport de la mission parlementaire « Santé mentale et avenir de la psychiatrie » de décembre 2013.


    D’autre part, nous devons sérieusement nous inquiéter du durcissement des positions de la DGOS à l’encontre des psychologues FPH dont elle semble souhaiter de manière à peine voilée la paramédicalisation.


    Notre avenir va donc se jouer au parlement au début 2015 lorsque le projet de loi de santé, annoncé par Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales, sera discuté et soumis au vote du parlement.


    Les psychologues seront-ils présents dans les stratégies de santé que cette loi va mettre en place comme le souhaitent plusieurs députés de la commission des Affaires sociales de l’Assemblée Nationale ou en seront-ils absents comme l’annonce la DGOS pour qui seules les professions médicales et para médicales ont droit de cité dans une telle loi ? La réponse dépendra de notre mobilisation.


    SNP, UNSA santé-sociaux, inter-collèges Ile de France ont chacun rencontré le député Denys Robiliard et entamé réflexions et travail avec lui ; d’autres organisations, comme la CFDT ou la CFTC, et de très nombreux psychologues dans des articles de presse ou sur les réseaux sociaux, ont salué positivement les propositions de ce député.


    Plusieurs contacts existent déjà sur cette question de l’avenir de la profession entre quelques-unes de nos organisations regroupant des psychologues : SNP, CFDT santé-sociaux, CFTC santé-sociaux, UNSA santé-sociaux, SIUEERPP et nos analyses, positions et propositions respectives se retrouvent souvent.


    Regroupons-nous pour affirmer la place du psychologue et des sciences humaines dans les stratégies de santé. Nous devons faire rétablir la prise en compte des aspects psychologiques des patients dans la prise en charge hospitalière et obtenir pour les psychologues un statut de profession de la santé psychique. Constituons un collectif inter organisations afin de nous faire entendre, dès la présentation du projet de loi devant le conseil des ministres, puis auprès des parlementaires dans les mois qui vont précéder le passage de la loi devant le parlement, ainsi que lors de son examen.


    Je vous invite à nous retrouver le samedi 20 septembre de 14h30 à 17h00 à la Maison de La Salle 78A rue de Sèvres 75007 PARIS, Métro Duroc pour organiser ce rassemblement."

    Jacques Borgy, Secrétaire général du SNP
    Dernière édition par lutti; 28/07/2014 à 22h25

  5. #5
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    La solution serait-elle pour les psychologues travaillant dans le milieu de la santé (fonction publique ou autre d'ailleurs) d'avoir le statut de professionnel de santé? Mais de praticien comme les sage-femmes et non d'auxilliaire médical comme les infirmieres? Et ainsi éviter une fusion des psycho avec les futurs infirmiers psy qui auront aussi bac+5 dans une profession d'auxilliaire de santé mentale...

  6. #6
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    juillet 2010
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    BRETAGNE
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    Par défaut

    "J'ajouterai que des masters à destination des infirmiers s’ouvriront à la rentrée prochaine, ils pourront ainsi avoir le titre de : "techniciens de santé mentale". Cette formation reprend des missions faites par les psychologues : comme la supervision, la recherche clinique, "la recherche et la création d’outils visant l’augmentation de la qualité de la prise en charge soignante", "la négociation et de la médiation grâce à la posture transversale qui facilite la collaboration entre les acteurs",..."

    Je suis déjà témoin de cette situation, je rencontre dans ma pratique institutionnelle des infirmiers en psychiatrie qui font de la thérapie. Les institutions se "jettent" dessus car ils font partie du réseau de santé mentale (lien avec psychiatre, réajustement de traitement) ce que le psychologue n'a pas et nous place au second rang.
    J'essaie au maximum de travailler avec eux pour que la différence se fasse mais c'est une vraie bataille.
    Je reviens encore sur la méconnaissance de notre profession mais aussi sur la "sur-médication".
    Psychologue spécialisée en gérontologie
    Relais des aidants, Accueil de jour/Accueil de jour itinérant, EHPAD
    France Alzheimer - prévention santé séniors

  7. #7
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    Ça fait froid dans le dos! Il est grand temps de tous descendre dans la rue. Nous y sommes trop peu nombreux: dernière manif 4 psycho de mon hôpital sur prés de 70 sont allés devant l'ARS...

  8. #8
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    D'autant que les infirmiers évoquent l'idée de créer des "infirmiers cliniciens", en bac+5, qui aurait des droits de prescription, ou de modification de traitements pour palier le manque de medecins (et pas qu'en psychiatrie).

  9. #9
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    Citation Envoyé par psychoflo Voir le message
    Je suis déjà témoin de cette situation, je rencontre dans ma pratique institutionnelle des infirmiers en psychiatrie qui font de la thérapie. Les institutions se "jettent" dessus car ils font partie du réseau de santé mentale (lien avec psychiatre, réajustement de traitement) ce que le psychologue n'a pas et nous place au second rang.
    J'essaie au maximum de travailler avec eux pour que la différence se fasse mais c'est une vraie bataille.
    Je reviens encore sur la méconnaissance de notre profession mais aussi sur la "sur-médication".
    Oui, sauf qu'aprés avoir eu leur master, ils auront une légitimité supplémentaire pour occuper des missions qui étaient jusque là réservées aux psychologues!
    C'est une des raisons pour laquelle, il faut se mobiliser et agir si nous ne voulons pas que demain notre place soit prise!
    Cela touche les psychologues hospitaliers mais également les psychologues des autres institutions qui ont des rôles préventifs et son amenés à travailler avec les psy hospitaliers. De plus, il n'y a pas que les infirmiers qui ont la prétentions de prendre la place des psy dans les institutions sociales les éducatuers et assistants sociaux sont eux aussi en demande de revalorisation de leur catégorie (passage de B à A). Aujourd'hui certains aussi, avec les formations de psychothérapies qui se développent se prennent pour des psychologues.. Demain y aura-t-il comme pour les infirmiers des masters qui les prépareront à nous remplacer pour nos missions?

    Nous les psychologues nous sommes beaucoup dans l'analyse de ce qui se passe pour nos patients et nos institutions.... Si demain nous voulons encore le faire, aujourd'hui nous devons agir!

  10. #10
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    Par défaut Réponse au communiqué de la DGOS

    Voici une réponse de l'UNSA Santé Sociaux, la SNP, du SIUEERPP et de la CFDT au communiqué de la DGOS sorti dans Hospimedia du 22 juillet 2014


    " Le 27 juillet 2014,




    Suite au communiqué des psychologues UNSA Santé et Sociaux publié dans Hospimedia le 16 juillet dernier, la Direction Générale de l’Offre de Soin (DGOS) a bien voulu exprimer en retour son point de vue (cf. le numéro d’Hospimedia du mardi 22 juillet).

    Or nous — psychologues de l’UNSA Santé et Sociaux, du SNP, du SIUEERPP, de la CFDT — ne pouvons nous satisfaire de cette réponse dilatoire.


    1) La DGOS dit que de « fructueuses discussions ont été menées entre 2010 et 2012 aboutissant à deux circulaires successives… ». C’est se satisfaire d’un bien maigre résultat que de faire cas de deux circulaires et d’une fiche métier (que certains établissements refusent d’ailleurs souvent d'appliquer), lesquelles peinent à masquer le fait que la DGOS refuse depuis des années de formaliser les missions des psychologues de la FPH et de les voir figurer dans un texte de loi.


    2) Concernant la gratification des stages, la DGOS souligne que « l’existence d’une enveloppe ad hoc n’est confirmée » par aucun ministère. Rappelons qu’un communiqué conjoint de Marisol Touraine et Geneviève Fioraso du 21 février 2014 prévoit un engagement de gratification des stages des étudiants en travail social, et qu’il est manifeste que les étudiants en psychologie, et particulièrement en psychologie clinique (pour lesquels le problème se posait de la façon la plus aigüe) ont été pour l’instant délibérément exclus de ce type de dispositions.
    La DGOS annonce par ailleurs que le Ministère des Affaires Sociales et de la Santé « travaillera bien entendu » avec le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche sur cette question et prévoit « la mise en place prochaine de discussions ». Nous rappelons qu’un moratoire a été obtenu l’an dernier à ce propos, précisément censé donner le temps qu’aient lieu ces discussions, de façon à permettre aux étudiants de psychologie de master 2 d’effectuer dès l’année universitaire à venir le stage gratifié nécessaire à l’obtention du titre de psychologue.
    Que ces discussions n’aient pas eu lieu, ou qu’elles n’aient pas abouti, ne présage évidemment de rien de bon pour cette année et la situation des 1 000 à 2 000 étudiants concernés. D’autant que, nous le rappelons à nouveau, Denys Robiliard lui-même nous a confirmé le vote d’une enveloppe de plusieurs millions d'euros dédiée à la rémunération des étudiants en stage dans la FPH.

    3) Mais le plus grave se situe au-delà même de ces questions. La DGOS souligne « que la loi de santé ne comporte pas de dispositions pour toutes les professions ». Or, justement, la psychologie clinique est une profession suffisamment particulière, et reconnue comme telle, pour requérir des dispositions propres.
    Ces derniers mois, les psychologues ont fait plusieurs propositions en matière de prévention, de recours en première instance, etc., auxquelles le Ministère a répondu en prévoyant que d'autres professions (dites intermédiaires ou de
    «techniques avancées ») puissent remplir ces missions, avec l’idée implicite que le « travail sera ainsi mieux fait ».

    De deux choses l’une, en somme : ou l’on considère que la psychologie clinique complique trop les choses et ne rend pas les services que l’on attend d’elle lorsqu’elle se préoccupe de l’« humain », de la prise en compte de la singularité de chaque cas (la dimension clinique), de la souffrance psychique (associée plus ou moins à toute maladie), et l’on pense alors qu’il est plus simple de l’exclure de la fonction hospitalière et de l’éliminer.
    Ou l’on considère au contraire qu’elle y a sa place, voire qu’elle est essentielle à la prise en compte de l’humain — du malade et non seulement de la maladie —, et l’on admet alors qu’il importe de construire cette place dans la loi précisément voulue pour penser, non seulement les modalités de traitements, mais les dispositifs de soins — c’est-à-dire la loi dite de « santé ».

    4) Aussi déplorons-nous que la DGOS ne s'exprime à présent pas davantage sur sa volonté (pourtant verbalisée à plusieurs reprises ces dernières semaines auprès de différents interlocuteurs) d'exclure les sciences humaines (et plus particulièrement la psychologie) de l'hôpital pour n'y laisser que les professions de santé médicales et paramédicales.
    Et demandons-nous au Ministère de prendre position quant à ces propos de la DGOS. Est-t-il prêt, lui, à assumer l’exclusion radicale des sciences humaines — et plus particulièrement de la psychologie clinique — de l'hôpital ?

    5) Rappelons-le encore une fois : défendre la pratique clinique et psychothérapique ne consiste pas seulement à défendre un métier. Il s’agit également de défendre là un mode d’intervention et une conception de l’humain, et de soutenir une éthique seule à même d’éviter que l’hôpital ne devienne le lieu électif d’une science… désormais inhumaine.

    Psychologues de la FPH, UNSA Santé et Sociaux, SNP, enseignants-chercheurs du SIUEERPP, CFDT, nous appelons chacun à se mobiliser pour soutenir une certaine conception de la fonction publique, de l’hôpital, de la santé et de l’humain, et ne pas permettre que la prochaine « loi de santé » ne contrevienne précisément à ces valeurs qu’elle prétend pourtant défendre, et se doit de défendre.
    Nous demandons à nouveau, à ce propos et à cette fin, à être reçus par Madame Marisol Touraine, Ministre des Affaires Sociales et de la Santé.
    Enfin informons chacun qu’une première réunion d’organisation de cette mobilisation est d’ores et déjà prévue le :

    samedi 20 septembre prochain,

    de 14h30 à 17h,

    à la Maison de La Salle

    78A rue de Sèvres

    75007 Paris.


    UNSA Santé Sociaux : Elisabeth Schaeffer et Roxane Meziane, Psychologues Cliniciennes FPH
    SNP : Jacques Borgy, Secrétaire Général, Psychologue Clinicien
    SIUEERPP : Alain Abelhauser, Président, Professeur des Universités (psychopathologie clinique)
    CFDT Santé Sociaux : Nicole Peruez – Secrétaire Fédérale"




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