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Sujet : La reconnaissance de la psychologie en France, toujours pas d'ordre des psychologues?

  1. #21
    Maximilien Invité

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    et sans vouloir absolument te contrer j'ai jamais parlé de santé psychique mental ou de santé tout corps après trois ans dans les hôpitaux. Faut pas suivre tout ce que disent les médecins, même eux savent pas décrire la santé, regarde la définition de l'OMS. Faut pas s'embarrasser de termes confusionnants, inutiles voire néfaste.

    Et puis la santé psychique, c'est une expression ridicule... j'ai jamais vu une bonne santé psychique personnellement. J'ai même vu des gens en souffrance avec une soit disant "bonne santé psychique".

    Et je ne joue pas sur les mots.

    C'est terrible, dès qu'on parle d'ordre y'a toujours quelqu'un pour nous mettre paramédical, sous ordonnance et qui veut faire rembourser, comme ça, impulsivement. Après c'est les listes, les catégories, les certificats de compétence. Et LIL tiens toi bien : une heure après tout le monde s'engueule car ça ressemble plus à rien tout ça. En tout cas ça ressemble pas à la vie qu'on connait

  2. #22
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    Pourquoi vouloir créer un quelque chose (ici, un Ordre pour s'occuper du Désordre de la profession si j'ai bien compris) qui existe déjà? A quoi servent donc la FFPP et le SNP si ce n'est accomplir ce que je lis de vos commentaires : salaire, sécurité, protection? Comment ne pas y lire dans vos inquiétudes le seul reflet d'une situation politico sociale qui n'est pas analysée plus en avant? Doit-on se mobiliser en tant que professionnel ou en tant que sujet dans notre société? Si vos inquiétudes concernent vos protections sociales/salariales, alors il est peut être nécessaire de se battre sur un autre niveau que celui que vous envisagez. Un certain monsieur disait " Indignez-vous [ un peu chacun tous les jours ] ", qu'est ce qui fait que chacun d'entre nous, actuellement, ne soit pas acteur de son changement? (tiens, bizarrement, c'est ce que je demande aux personnes qui viennent me voir quotidiennement dans mon bureau, d'être acteur de son changement, mais je ne me l'applique pas à moi même...).

    Par ailleurs, si je me souviens bien de mes cours de psycho socio, et si je les synthétise au max, je crois que quand il y a groupe, il y a norme (et écart à la norme). Petit sophisme (certainement) mais je ne crois pas qu'un Ordre puisse échapper à la Norme, surtout si on demande un Ordre pour contrer un désOrdre. Vous vous référez aux infirmières, très bien, mais ce sont des technico-techniciennes qui sont dans l'application d'un protocole. Peut être gagnent elles quelques trucs sur le plan personnel, mais sur le plan professionnel - cad sur le plan de la réflexion sur leur profession - je trouve que c'est plutôt creux... Si on regarde du côté des médecins, c'est autre chose. Certes, il y a un Ordre, il y a de multiples pratiques, et vous évoquez l'homéopathie. Excusez moi, mais je trouve que la plupart des médecins considèrent avec tellement de dédain les médecins homéopathes qu'en effet, il y a un Ordre, mais qu'en rien il ne règle la question du désOrdre (si si, le dédain est un désordre, comme l'est le dédain des adeptes de l'individualisme vs les adeptes du "sujetisme"), parce que le désOrdre est d'un autre niveau : la relation de chacun à sa pratique professionnelle. Alors il y a un moyen pour tuer dans l'oeuf le désordre inhérent à sa perception du travail : on n'enseigne plus un pan entier de la profession ; l'ignorance fait l'ordre. C'est vieux comme le monde.

    Alors oui, je pense réellement comme Harpocrate quand il dit, en gros, que l'Ordre va conduire à mettre en oeuvre "la" bonne pratique. D'ailleurs, pas besoin d'ordre pour ça. Vous évoquez Lacan. Bien pour ma part je suis très déçu de ne pas avoir ne serait-ce qu'un cours à la fac sur Lacan. D'ailleurs je n'ai eu quasiment aucun cours sur la psychanalyse, rien sur la systémie... tout sur les modèles cognitifs et modèle transactionnel de la santé. Point barre. Les esprits sont vidés. Remarquez à répéter en licence 1, puis 2, puis 3, puis en Master 1 exactement les mêmes cours ( à la limite du lavage de cerveau???), j'ai la tristesse d'avoir un tel manque de connaissance sur les différents modèles de la psychologie. J'ai l'impression d'avoir du subir "la" bonne pratique, mais si peu des étudiants qui étaient avec moi avaient le sentiment de subir, parce que cela renvoie à la perception de chacun à sa profession (ce fameux désordre). Comment alors ne pas croire qu'un Ordre va conduire exactement à faire des enseignements ciblés uniquement sur les attentes des financeurs des universités? Il y a une maigre différence entre la paranoïa et le beni oui oui -tisme, mais ceux qui financent sont aussi ceux qui dirigent...

    Pour en finir, sur votre point le plus paradoxal : " un ordre pour limiter les abus, remettre plus d'éthique dans la profession... mais regardez les orthophonistes, ordonnées, qui utilisent des tests dont elles ne comprennent rien, ou peu." CQFD. L'Ordre, j'insiste, ce n'est pas LA solution au désordre. Une solution au désordre, c'est de réouvrir les universités aux savoirs. Et pour cela, ce n'est pas un Ordre qu'il faut, mais une éthique de l'enseignement qui a été perdu, depuis longtemps, par les administrations ET les enseignants de la profession.
    Dernière édition par htx; 03/10/2013 à 01h26

  3. #23
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    Bien que je sois d'accord avec HTX...

    De Lilli "Un autre objectif (en tout cas pour moi) serait d'obtenir un décret de compétences comme les ortho pour ces dernières arrêtent de nous voler des prises en charge en essayant comme elles le peuvent avec leur formation de remédier à des problèmes/ passer des tests pour lesquels elles ne sont pas formées et ne comprennent pas grand chose ( ah si elles ont été formées à la gestion mentale pardon). Idem pour les coach et autres nouvelles "professions".

    Là-dessus, elle a raison et je pense que nous partageons majoritairement cet avis tout versant confondu (ce serait au moins un début d'unité) il faut vraiment protéger notre profession. Perso, j'en puis plus de voir ou de lire des sites qu'il parle de psycho et qui font croire que les tests à deux balles dans les magazines de mode diagnostic votre personnalité ou plus grave "enseigner" par un article pseudo-psycho dans le magazine intitulé du nom entier du deuxième, ce qu'est la psychologie.

    J'en peux plus de la théorie du soin par le yaourt, de l'élévation transcendante par le sourcil, de la bio-trans-intercommunication par le cuir chevelu.

  4. #24
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    Citation Envoyé par madolyn Voir le message
    Bien que je sois d'accord avec HTX...

    De Lilli "Un autre objectif (en tout cas pour moi) serait d'obtenir un décret de compétences comme les ortho pour ces dernières arrêtent de nous voler des prises en charge en essayant comme elles le peuvent avec leur formation de remédier à des problèmes/ passer des tests pour lesquels elles ne sont pas formées et ne comprennent pas grand chose ( ah si elles ont été formées à la gestion mentale pardon). Idem pour les coach et autres nouvelles "professions".

    Là-dessus, elle a raison et je pense que nous partageons majoritairement cet avis tout versant confondu (ce serait au moins un début d'unité) il faut vraiment protéger notre profession. Perso, j'en puis plus de voir ou de lire des sites qu'il parle de psycho et qui font croire que les tests à deux balles dans les magazines de mode diagnostic votre personnalité ou plus grave "enseigner" par un article pseudo-psycho dans le magazine intitulé du nom entier du deuxième, ce qu'est la psychologie.

    J'en peux plus de la théorie du soin par le yaourt, de l'élévation transcendante par le sourcil, de la bio-trans-intercommunication par le cuir chevelu.
    alala... sujet délicat ...

    Un "décret de compétences", je veux bien, mais encore faut-il savoir de quoi on parle.... "Compétences" en quoi ? lesquelles ?

    Et quelle formation "universelle" viendrait légitimer ces fameuses "compétence" ? Parce que la Licence, commune à tous les psychos, je veux bien ... mais ça reste quand même une formation très très superficielle où on ne fait que survoler et découvrir rapidement les différents courants...

    Après pour les orthophonistes, c'est vrai qu'il existe des abus... j'ai connu, par exemple, une ortho qui avait décroché son M2 de psycho et qui en profitait pour faire des prises en charge psy avec les gosses lors de ces consult ortho ... pas de scrupules à entuber le système.

    Le seul socle solide et commun de notre cursus, c'est la Licence. Autant dire que c'est plutôt light pour fédérer. Le Master, c'est une fumisterie où chaque fac prépare sa petite mixture, ignore celle de la voisine, sélectionne les élus à sa sauce et épice son programme selon ses envies... On pourra dire ce qu'on veut, mais ce constat n'existe pas chez les IDE, les orthos, les psychomot, les ergo, ni les médecins... Quand ils sont formés, eux, on sait très bien à quoi s'attendre concernant leur champ d'action et leur domaine de compétences. C'est concret. Ils sont tous formés dans le même moule.

    Y en a qui aime ça, être formés dans le même moule, c'est à voir... c'est pas forcément négatif en soi... après il faut voir la tête du "moule" en question... et si notre discipline peut s'y prêter... sachant, qu'au fond, c'est de l'esprit humain dont il s'agit in fine.


  5. #25
    lili85 Invité

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    Non: les orthophonistes sont habilités à prendre en charge la dyscalculie et la dysgraphie en plus des troubles du langage oral et écrit et cela fonctionne comme pour les psy: aucune ne maîtrise tous ces domaines! les orthophonistes se forme et se spécialisent surtout grâce à leur lieu de stage.

    Idem pour les infirmières: elles ont survolé la plupart des domaines en formation et maîtrisent les techniques de leur lieu de stage qui varient énormément ( imaginer le gouffre entre la psychiatrie, le cardiaque et un ehpad!) même si elles ont certain lieu de stage obligatoire.

    Et le coup des prescriptions mais j'ai du déjà l'écrire cela représente souvent une formalité ( sauf pour les ortho un peu stupides qui rééduquent la dyslexie même quand elles se retrouvent face à un enfant dysphasique parce que c'est écrit sur l'ordonnance ( mais là c'est plutôt lié à leur cursus qui n'est pas fait pour développer l'esprit critique et l'autonomie)...enfin bref.

    Je me rappelle de mon kiné qui a bien rigolé en lisant ma prescription ( j'ai cru entendre un murmure qui disait " n'importe quoi!") et qui m'a expliqué en souriant qu'il allait faire complètement autre chose !

  6. #26
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    Citation Envoyé par veronike Voir le message
    Donc ceci est un appel a Gilles Riou


    Ah tiens l'homme providentiel, ça faisait longtemps...

    Sinon, puisque vous causez de l'ordre, avec-vous reçu la Lettre ouverte du GiRéDéP à l'attention de la CFDT en page 23 de federer ...intéressant !
    Dernière édition par Nonyme; 04/10/2013 à 12h13

  7. #27
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    Citation Envoyé par Maximilien Voir le message
    Désolé on n'est pas une profession de santé, on ne dépend pas de son ministère, heureusement pour les psychologues du travail.
    Je crois qu'il y a confusion LIL...
    Désolée, mais en qualité de psychologue clinicienne spécialisée en neuropsychologie et en psychopathologie (et en psychologie cognitive), en ce qui me concerne, j'exerce une profession de santé. Tous les psychologues ne sont pas issus de la même spécialité et pourquoi ne pas proposer un ordre qui centraliserait autant de mini-ordres que de grandes spécialités.
    Par exemple:
    Ordre des psychologues qui coordonnerait une instance pour les psychologues cliniciens, psychologues de la santé, les psychologues neuropsychologues, une instance pour les psychologues du travail, les psychologues scolaires....
    Un ordre qui serait composé de différentes instances définies soit en fonction du secteur d'activité du psychologue (fonction public hospitalière, territoriale, secteur privé, libéral), soit en fonction de la spécialité (clinique, psychopatho, neuropsycho, développemental, sociale...), à voir discuter, à débattre. Pourvu qu'i y ait un consensus commun.

    Qu'en pensez-vous ?
    E tout cas, mon avis c'est qu'il faut un peu d'ordre dans tout ce fatrat et que si les autres ne s'y retrouve pas, c'est peut-être que nous même on a du mal.
    Dernière édition par Neuromelodie; 23/10/2013 à 18h43

  8. #28
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    Citation Envoyé par Harpocrate Voir le message
    alala... sujet délicat ...

    Un "décret de compétences", je veux bien, mais encore faut-il savoir de quoi on parle.... "Compétences" en quoi ? lesquelles ?

    Et quelle formation "universelle" viendrait légitimer ces fameuses "compétence" ? Parce que la Licence, commune à tous les psychos, je veux bien ... mais ça reste quand même une formation très très superficielle où on ne fait que survoler et découvrir rapidement les différents courants...

    Après pour les orthophonistes, c'est vrai qu'il existe des abus... j'ai connu, par exemple, une ortho qui avait décroché son M2 de psycho et qui en profitait pour faire des prises en charge psy avec les gosses lors de ces consult ortho ... pas de scrupules à entuber le système.

    Le seul socle solide et commun de notre cursus, c'est la Licence. Autant dire que c'est plutôt light pour fédérer. Le Master, c'est une fumisterie où chaque fac prépare sa petite mixture, ignore celle de la voisine, sélectionne les élus à sa sauce et épice son programme selon ses envies... On pourra dire ce qu'on veut, mais ce constat n'existe pas chez les IDE, les orthos, les psychomot, les ergo, ni les médecins... Quand ils sont formés, eux, on sait très bien à quoi s'attendre concernant leur champ d'action et leur domaine de compétences. C'est concret. Ils sont tous formés dans le même moule.

    Y en a qui aime ça, être formés dans le même moule, c'est à voir... c'est pas forcément négatif en soi... après il faut voir la tête du "moule" en question... et si notre discipline peut s'y prêter... sachant, qu'au fond, c'est de l'esprit humain dont il s'agit in fine.

    Je me permet une petite rectification concernant les ergo par exemple et même les ortho d'ailleurs, la formation contrairement à ce que tu dis n'est pas uniforme et elle dépends de l'école dans laquelle les ortho ou ergo ont eut leur formation. Et oui, car les écoles n'ont pas toutes les mêmes influences théoriques ni les mêmes modules en terme de contenu. L'herbe n'est pas plus verte chez le voisin. Il suffit juste de se renseigner en détail pour voir que toutes ces professions n'auront pas les mêmes contenus selon l'écoles qui dispense les enseignements.

  9. #29
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    Bonjour,
    Sur un autre forum une personne de la CGT m'a dit qu'il avait actuellement un travail de reflexion sur un "Haut conseil de psychologie" et que cela pourrait être une autre solution qu'un "ordre des psychologues".Mais je n'ai pas eu de réponse à ma question : quelle serait la différence entre un ordre des psychologues et un haut conseil de la psychologie ?,peut-être qu'ici quelqu'un pourra me répondre

  10. #30

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    L'ordre est là pour que soient respectées les bonnes pratiques; dans ma profession, l'ordre n'a jamais rien fait pour les salaires, ce sont les syndicats qui négocient avec la sécu, et heureusement!!! par contre, si une sage femme libérale fait une erreur professionnelle, c'est l'ordre qui la jugera, avant la justice, et même si la justice la juge non coupable (en cas d'enfant mort pendant l'accouchement par ex) l'ordre pourra la radier, avec interdiction d'exercer, car c l'ordre qui juge des bonnes ou mauvaises pratiques.Pour votre profession, je doute fort qu'un ordre des psy puisse permettre que les séances soient remboursés par la sécu; et dans ce cas, qui jugerait de la nécessité de soins? le patient ? ou le médecin prescripteur ? Et ça, dans votre profession peut être encore plus que dans la mienne , c'est un point crucial!

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