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paro_psy
31/01/2007, 19h26
Bonjour,
Psychologue, je pratique les thérapies cognitives et comportementales et j'aurais souhaité pouvoir rencontrer d'autres psychologues en Loire Atlantique qui les pratiquent aussi ; afin de pouvoir échanger sur nos pratiques.
Cordialement
paro_psy

viicc
07/02/2007, 21h33
Bonsoir Paro_psy,

je vous donne mon email en mp. Je pratique également les TCC.

cordialement,

Virginie

paro_psy
08/02/2007, 12h50
bonjour vicc,
J'ai bien reçu ton message avec ton mail et je t'en ai envoyé un ce matin.
A bientôt et j'espère que d'autres psychologues répondront à ce post.
Cordialement
paro_psy

alnant
08/02/2007, 13h30
Bonjour,

Je ne pratique pas ce type de thérapie et c'est bien pour ça que je me manifeste sur ce post. Je suis psychologue clinicienne, jeune praticienne et m'interroge sur le clivage qui s'opère bien souvent inévitablement entre "cliniciens" et "comportementalistes". Sans avoir réellement approfondi le sujet jusqu'à présent, je me dis qu'une approche comportementaliste ne peut s'associer à une approce psychanaltyique. Qu'en pensez vous? Je n'ai réfléchi au sujet jusqu'à présent qu'avec d'autres cliniciens...J'aimerai donc avoir votre avis. Certains psychologues disent etre formés aux deux approches théoriques et utiliser l'une ou l'autre selon le cas qui se présente...pouvez vous me donner votre avis?
Enfin, j'aimerais aussi avoir un éclairage sur votre pratique et vos références théoriques pour avoir justement un autre éclairage lorsque je réfléchis autour de ces deux approches et éviter de tomber dans le traditionnel clivage qui nous oppose et divise souvent (alors qu'on a pas besoin de ça :-) )
d'avance merci pour vos réponses
Cordiallement

Keets9
08/02/2007, 14h23
Bonjour,

Je suis Psychologue clinicienne de la Santé, j'ai une double formation - clinique et sanitaire - qui dans la pratique m'a été très profitable. Mes références théoriques sont nombreuses, mes domaines d'applications également. Il y a 3 ans, alors que j'étais encore étudiante, j'ai eu comme un ras-le-bol de ces gue-guerres entre cliniciens et non-cliniciens. J'aimais aller aux colloques mais petit à petit j'ai perçu ce qui se disait en deça et j'ai préféré me fier à mon propre jugement. Contre l'avis de mes professeurs, j'ai décidé de partir en Allemagne pour suivre une formation aux TCC (à Lyon, le Pr.Jean Cottraux en propose une excellente - entre parenthèses :-) ). En fac, je me suis fais des ennemis, ça m'a coûté cher mais bon, j'ai acquis une certaine ouverture d'esprit qui m'a permit de m'ajuster au mieux aux populations que je rencontre.
Donc, les deux formations peuvent être complémentaires l'une de l'autre et je dirais même qu'elles sont nécessaires mais non suffisantes.... :-) car il reste encore beaucoup d'apprentissages à faire.

Elise Marchetti
08/02/2007, 20h16
Bonjour Keets!

Il semblerait que nous avons la même formation.
Par curiosité, quel(s) prof(s) se sont /s'est opposé à l'idée d'aller se former aux TCC? Mme C...?
C'est marrant, moi j'ai au contraire, trouvé que les profs dans la fac d'où nous venons (pour ne pas la citer), font preuve d'une grande ouverture d'exprit (qui se retrouve d'ailleurs dans notre DESS et sa double orientation théorico-pratique).

Tu bosses où aujourd'hui?

... d'ailleurs... peut-être même qu'on se connaît!? :-o

paro_psy
08/02/2007, 21h48
Merci tout d'abord pour vos réponses.
Je suis psychologue clinicienne diplômée d'un DESS de psychologie clinique et pathologique et je pratique les tcc. Etre clinicien ce n'est pas être psychanalyste ou comportementaliste. En effet la définition de clinique est la suivante : "qui concerne le malade au lit ; qui observe directement les manifestations de la maladie, au chevet du malade" (Le petit robert). Donc je ne me considère pas comme comportementaliste mais comme clinicienne utilisant des techniques cognitives et comportementales.
Toutefois, je n'exclu pas de ma pratique la psychanalyse seule approche que l'on m'a enseigné à l'université. Effectivement, comme vous le dites j'utilise telles ou telles techniques selon la demande et/ou besoin du patient. Je suis également intéressée par la systémie mais aussi par la gestalt. Je considère avoir comme approche une approche intégrative c'est à dire intégrant diverses orientations afin d'aider au mieux mes patients.
J'ai réalisé mes études dans différentes universités ainsi qu'un stage à l'étranger ce qui m'a permis de m'ouvrir à différentes orientations. Je sais que pour certains de mes collègues j'ai l'air d'une extra terreste et on m'a même dit que j'étais débile au sens lacanien (me précise-t-on gentiment!!). Mais j'essaie continuellement de me remettre en cause sur ma pratique et mes choix car il me semble que le doute apporte parfois la sagesse.
J'ai réalisé mon DU Thérapies cognitives et comportementales à Paris 5 et je reste intéressée pour échanger avec des psychologues sur la pratique tcc et pourquoi pas se rencontrer!!!!!!
Cordialement
paro_psy

Keets9
09/02/2007, 10h51
Bonjour,


Eh oui, Mme C... mais bon le contraire aurait été décevant.
Mme S.. fait preuve d'une grande ouverture d'esprit et M. T... lorsqu'il daigne venir faire cours mais pour les autres, le rôle de prof a prit le pas sur le terrain...malheureusement. J'ai rencontré plusieurs anciens collègues à Mme C... et j'ai toujours été surprise, ses collègues l'appréciaient beaucoup en tant que personne et en tant que psy. Comme quoi....la fac change les personnes....même les meilleurs dans leur domaine.
C'est vraiment dommage qu'elle n'ait pas poursuivit dans le domaine de l'autisme puisqu'apparemment elle obtenait de bons résultats. Des personnes comme ça devraient rester sur le terrain.

Si le M2 actuel a beaucoup changé c'est grace à M.T... qui est devenu le directeur; il y a introduit sa dernière spécialité, l'EMDR et a cherché à ouvrir l'esprit des étudiants; il y a quelques années c'était Mme C.... et le DESS était tout autre :-(

Keets9
09/02/2007, 11h18
Bonjour,

ça fait du bien de rencontrer des personnes ouvertes à d'autres orientations. Moi aussi on m'a traitée de folle, on m'a reproché de passer très peu de temps en fac et beaucoup trop de temps sur le terrain, on critiquait le fait que je veuille toucher à tout...mais pour moi il était essentiel d'avoir une "culture psychologique" avant de travailler. Je pensais pas que ça m'amènerait si loin, j'ai souvent eu du mal à canaliser tout ça mais au final, ça s'est avéré plus que profitable pour moi et pour mes patients.
Bien sûr, je ne dénigre pas ma formation de base (clinique et sanitaire) puisque je l'utilise encore au quotidien mais j'aime aller plus loin que ça, j'aime offrir d'autres possibilités aux personnes que je rencontre.
Donc bien qu'étant clinicienne de formation, je me considère au jour d'aujourd'hui beaucoup plus comme une cognitiviste que comme une clinicienne.

franck
09/02/2007, 12h39
bonjour keets,
je rebondis sur votre dernière phrase, car elle me semble symptômatique d'une confusion que maintiennent allègrement les cliniciens-psychanalystes dans le discours. l'approche, qu'elle soit cognitiviste ou psychodynamique, ne qualifie pas votre champs d'activité qui est la clinique (au chevet du patient), elle qualifie juste une méthodologie d'approche de la problématique du patient. j'élargirai même le propos en disant que la clinique est le champs d'activité de tous les psychologues praticiens quelque soit leur spécialité.
les débats clinique/non clinique, cognitif/psychanalyse etc...sont des discours idéologiques tenus par des universitaires qui n'ont jamais vu un patient en vrai. celà sert avant tout à justifier leur place et leur pouvoir les uns sur les autres.
Lorsqu'un praticien est face à une personne, il est seul à assumer la responsabilité de ses choix. les querelles de clochet semble, tout à coup, extrêmement lointaines.

Keets9
09/02/2007, 12h56
Bonjour franck,

Notre champ d'activité est bien entendu la clinique, nous sommes d'accord sur ce point mais lorsque je dis me considérer plus comme une cognitiviste que comme une clinicienne c'était sous-entendu dans ma pratique. Un clinicien pur et dur travaillera au chevet du patient avec les outils cliniques qui lui sont chers: suivis, bilans psychométriques, etc. Je travaille essentiellement auprès de populations ayant des troubles d'ordre comportementaux et mon action va se situer à la fois dans la clinique (individuelle) du patient mais également dans son interaction avec la société (d'où l'utilisation des thérapies de groupes notamment).

j'espère avoir été plus claire pour vous. :-)

paro_psy
09/02/2007, 17h15
Je ne pensais pas qu'avec ce post j'aurais de telles réponses. Le débat est vraiment intéressant. Je vous soutiens Frank dans votre réflexion car pour moi tout psychologue se trouve dans la clinique. Quand j'entends que ceux qui ont un DESS du développement ne sont pas cliniciens m'hérissent le poil. En effet, le développement de l'être humain passe par des étapes de vie : adolescence, retraite, deuil, couple ect...donc ces psychologues sont tout à fait dans la clinique. Si on suit ce raisonnement ceux qui ont un DESS patho ne pourrait alors s'occuper que de personnes souffrant d'une pathologie psychiatrique ou autres et non de problèmes de couple, de deuil ect... Etre psychologue implique pour moi forcément d'être dans la clinique. Il est vrai que j'adhère complètement aux théories bio-psycho-socio prenant en compte l'ensemble de l'être humain ce qui comporte son environnement.
Je reviens à ma question initiale y as-t-il des psychologues qui pratiquent les tcc en Loire Atlantique et qui voudrait pouvoir échanger sur leurs pratiques?

09/02/2007, 18h08
Je pense que le problème vient surtout des spécialisations, voire des hyper-spécialisations. Il y a vraiment énormément de psychologues hyperspécialisés qui n'exercent pas dans leur domaine. A titre d'exemple, une psychologue formée aux TCC peut se mettre à faire de la tabacologie ou de l'alcoologie avec des patients qui ont de graves troubles de la personalité qui devraient être prioritairement abordé. Sinon, on constate par ex des psy qui font passer des tests de QI à la pelle avec des jeunes patients en échec scolaire. Ils ciblent l'intelligence ou ses sous-dimensions essentiellement parce qu'ils n'ont pas les connaissances pour cibler autres choses. Les conséquences de la spécialisation, c'est qu'on est obligé de prendre le problème par le petit bout de la lorgnette. Alors, oui aux spécialisations, à condition que les spécialistes se trouvent au bout de la chaîne du soin... Ce qui est très rarement le cas...

Paul-
09/02/2007, 18h57
Il ne suffit pas d'être "dans la clinique" pour être clinicien. Il y a une confusion généralisée qui identifie, aujourd'hui, toute psychologie appliquée à la clinique à la psychologie clinique. Or, cette dernière se spécifie d'une méthode, dite justement méthode clinique, et d'un mouvement d'élaboration théorique partant de la subjectivité et de l'intersubjectivité de la rencontre clinique. La psychologie appliquée à la clinique, quand à elle, s'autorise d'un savoir extérieur à la clinique, et aborde la clinique comme domaine d'application de théories excluant le sujet, la demande, et la situation clinique elle-même de leur constitution.
La psychologie clinique n'est pas l'application à la clinique d'un savoir qui lui serait extérieur, élaboré à partir de méthodes n'ayant rien à voir avec la méthode clinique. En cela, elle est profondément redevable de la psychanalyse et de la phénoménologie.
Mais il y a une "aura" du terme clinique qui fait que tout le monde, désormais, se dit clinicien. C'est un fait qu'un neuropsychologue, un comportementaliste, un cognitiviste, se disent psychologue clinicien, alors même que leur savoir ne doit rien à la psychologie clinique. C'est comme ça, et, puisque tout le monde est clinicien, le terme de "Psychologie clinique" ne veut aujourd'hui plus rien dire, en confondant un adjectif qui venait qualifier une approche avec un substantif ("La clinique") venant simplement désigner un lieu d'application pour des théories construites en dehors.
Quelque soit le savoir dont on dispose, aussi artificiel soit-il, il suffit d'être face à un malade auquel on applique ce savoir pour le qualifier ipso facto de savoir clinique. De même, il suffit d'être face à un malade pour se croire, voire se revendiquer, clinicien. Je suppose, en forçant à peine le trait, qu'un psychologue du travail qui intervient auprès d'un malade pour son boulot a droit, lui aussi, à l'appelation psychologue clinicien du fait même qu'il se trouve "dans la clinique". Un boucher peut donc en dire autant, s'il se préoccupe de l'alimentation du malade, ce qui fait donc de lui un boucher clinicien.

paro_psy
09/02/2007, 20h13
Je suis d'accord avec vous TL : beaucoup de psychologues sont dans l'hyperspécialisation et effectivement cela n'aboutit pas à travailler dans leur domaine obligatoirement.
Toutefois, je nuancerais vos propos quant à vos dires sur les tcc. Je travaille en effet dans le domaine des addictions et il est évident que même si je pratique les tcc, je suis avant tout psychologue et donc si des troubles graves de la personnalité sont très présents je les aborde évidemment.
Je suis aussi d'accord avec vous sur les QI. J'effectue en libéral des bilans psychologiques et je ne donne jamais le chiffre aux parents et aux patients car il me semble que ce qui est important ce n'est pas le chiffre mais le travail d'analyse du test et son interprétation.
J'avoue Paul n'avoir pas tout compris dans votre post mais je crois que vous n'êtes pas d'accord avec ce qui a été dit avant. C'est un point de vue qui est seulement différent du mien : voilà tout.

stephraffard
10/02/2007, 08h55
Pour réponse aux propos de TL même si quelqu'un a déja répondu.
Pensez que les méthodes et outils des TCC(je dis bien méthodes et outils)font centrer l'intervention du praticien sur le symptôme "apporté" par le patient en oubliant les co-morbidités est évidemment faux. Comme vous le signalez un trouble de la personnalité peut (cela dépend du cas présenté) être la cible en priorité de l'intervention. Cela dépend du travail clinique qui correspond en TCC à mettre en place l'alliance thérapeutique afin de pouvoir faire une analyse fonctionnelle diachronique et synchronique puis coneptualiser le cas et enfin établier un contrat thérapeutique (en gros et suivant les troubles).
Ce serait une erreur clinique mais qui nous arrive à tous non ? que de commencer sans prendre en compte les facteurs de personnalité ou autres. A ce moment là au bout de X séances on voit qu'on patauge et on reconceptualise le cas.
En ce sens je préfère éviter la polémique mais entretenir de la propagande fausse de ce type est dommage, mais enfin...
Si vous saviez le travail de supervision qui est fait entre thérapeutes et encouragés par les enseignants afin d'améliorer nos prises en charge !
Je me permets une deuxième remarque qui pourrait étayer vos dires. Chalie Cungi qui s'occupe de l'enseignement du DIU de TCC de lyon est venu récemment nous faire une formation sur l'alliance thérapeutique et constatait que peu de praticiens sortant des DIU ou DU faisait vraiment des TCC qui demandent une méthodologie stricte et que beaucoup faisaient des thérapies d'inspiration TCC qui ne signifient rien évidemment. Ce qui peut donner à penser pour ceux qui utilisent des méthodes dans un cadre arrangé. Freud était trés strict sur les conditions de la Cure pour qu'elle soit efficace non?

stephraffard
10/02/2007, 09h15
Bonjour

LA première clinique fut médicale, puis sont arrivés la psychanalyse, la behaviorisme, la phénoménologie...
En France nos bons profs nous ont appris la pensée unique : c'est = la psychanalyse = la clinique qui fait qu'on se retrouve en France avec des psychologues qui se prennent pour des psychanalystes sans en assumer la rigeur. Des sortes de mi-mi.
Alors que tous les étudiants du monde ou presque mais heureusement aussi quelques facs en France apprennent à leurs étudiants en psychologie que les psychologues ont constitués un clinique qui leur est propre, qui prend ses sources dans sa propre discipline (la psychologie) même si elle s'est inspiré d'autres choses.
Je vous renvoie à Douville et al. "Les methodes en psychologie" mais aussi à d'autres ouvrages textes recherches en anglais français.
Vraiment malheureux d'entendre encore ça. Dans le collège de psychologues du CHU de Montpellier J'ai entendu ça en direct
"Il n'y a qu'un seul type d'entretien c'est Freud qui nous l'a appris" (et le semi-structuré et l'étude de cas et l'observation...et les techniques de l'écho, recontextualisation ,résumé .. ?.
Pour info la psychologie clinique dans le monde anglo-saxon correspond en fait souvent aux psychologues qui s'occupent des troubles mentaux.
"Qu'un neurospychologue qu'un comportementaliste...."
Je ne suis pas un neurospychologue, j'utilise les outils et les méthodes de la neuropsychologie, du comportementaliste ou autres. Je suis un psychologue clinicien dans ma pratique et psychologue expérimentaliste ou quasi expérimentaliste dans les recherches que j'effectue ou dirige.

Buddleia
10/02/2007, 10h37
Bonjour,
Psychologue clinicienne fraichement diplomée mais très loin d'être un produit fini, je voulais revenir sur l'approche intégrative dont Paropsy parle. J'ai fait un stage à Montréal et sur mon lieu de stage des débats vifs avaient lieu entre les psychologues à ce sujet. Certains évoquaient cette approche intégrative et affirmaient également utiliser telle ou telle technique selon le besoin du patient. Mais selon moi, cette approche dite intégrative pose question. Il faut des années de formation pour devenir un psychologue clinicien d'orientation psychodynamique ou un psychanalyste. Je pense que pour les TCC c'est pareil. Alors, si en plus, il s'agit de toutes les utiliser....
Mais il y a d'autres raisons au fait que je ne crois pas à la possibilité d'un psycho qui utiliserait toutes ces approches. Ces approches selon moi ne se résument pas à des techniques; toutes ces approches sont une certaine façon de considérer l'humain. Ce sont des angles de vue différents.
Ces approches sont complémentaires, mais qui dit complémentaire ne dit pas utilisable par un seul et même psychologue. Un clinicien d'approche psychodynamique va donner tel sens à ce que lui apporte le patient en fonction des théories auxquelles il se réfère,etc. S'il lui apparait qu'une approche comportementale et cognitiviste serait plus adaptée à ce patient, il peut lui proposer d'aller voir un collègue utilisant les TCC.
Le cadre théorique, qui soustend notre pratique, est fondamental et je ne le crois pas interchangeable en fonction du patient.
Par contre, les pratiques de ces différentes approches évoluent et parfois on peut s'inspirer de l'une et de l'autre... tout en gardant toujours nos mêmes bases théoriques fondamentales.
cordialement

10/02/2007, 12h24
Stephraffard,
Je connais bien la TCC et si je me permets d'en dire quelque chose, ce n'est pas par conception idéologique mais parce que j'ai été un élève TCC pendant 2 ans. Charli cungi met l'alliance thérapeutique au service des exercices cognitifs et comportementaux... Si Charlie cungi ,n'a pas compris qu'il était difficile d'appliquer les TCC parce qu'il est impossible de dire à quelqu'un ce qu'il doit faire et ce qu'il doit penser dans telle situation. Bien sûr, la TCC ne fait qu'invité à faire et à penser mais personnellement, ça me rassure de savoir que les TCCistes ont des scrupules...
Pour vous dire, j'ai une double formation TCC/psychanalyse parce que je sentais bien qu'il fallait faire attention à la question des idéologies que véhiculent les écoles privés et même les Universités.
Enfin, les méta-analyses prouvent que la technique n'a pas vraiment d'influence. Cela devrait nous faire réfléchir, notamment sur les facteurs communs. Vraisemblablement, ce sont dans les fa&cteurs communs que se trouvent l'essentiel.

stephraffard
10/02/2007, 14h16
Monsieur TL

Ce n'est pas parce qu'on a étudié la TCC qu'on connait bien la TCC. Comme pour les autres pratiques d'ailleurs.
L'avais vous déjà pratiqué et si oui sur combien de cas ?
J'avais déja eu cette discussion avec vous. Que vous connaissiez ou pas vous avez le droit de critiquer.
La question principale est : vos arguments sont ils basés sur une cohérence logique et des arguments qui tiennent la route.
1) "Charly Cungi n'a pas compris". Oui vous vous avez tout compris évidemment.
2) "il est impossible de dire à quelqu'un" : implicitement vous sous-entendez que c'est ce que font les TCC et après vous dites "bien sûr, la TCC ne fait qu'inviter... Comment insinuer, dire le contraire dans un même commentaire.

"Les meta-analyses prouvent" : des références des références au lieu d'allusions non argumentées.

année 2006 : 2 études controlées sur le trouble borderline (Archives..) et la personnalité évitante (British Journal..) :

Archives of General Psychiatry
Conclusions Three years of SFT (Therapie cognitive )or TFP (approche psychodynamique) proved to be effective in reducing borderline personality disorder–specific and general psychopathologic dysfunction and measures of SFT/TFP concepts and in improving quality of life; SFT is more effective than TFP for all measures.

British Journal of PSychiatry (july).
RESULTS: Patients who received cognitive-behavioural therapy showed significantly more improvements on a number of measures in comparison with those who had brief dynamic psychotherapy or were in the waiting-list control group. Results were maintained at follow-up. CONCLUSIONS: Cognitive-behavioural therapy is more effective than waiting-list control and brief dynamic therapy.
Brief dynamic therapy was no better than the waiting-list control condition.

Je laisse les gens interessés allé lire les articles.
Apparemment 2 des plus importants journaux de psychiatrie mondiaux disent le contraire.
Une dernière remarque, l'approche psychodynamique (avec un protocole de prise en charge codifié) montre sa pertinence dans la prise en charge des sujets souffrant de troubles borderline (c'est ce qu'il y a dans les Archives).

Dire que tout ce vaut désolé c'est faux.
Dire qu'il y a des prises en charge plus pertinentes que d'autres dans certains cas, c'est clairement démontré.
Dire que les TCC sont toujours efficaces c'est faux evidemment.
Dire que la psychanalyse est inefficace dans tous les cas c'est n'importe quoi.


Que l'alliance thérapeutique avec le patient, l'empathie ...soit fondamentale et déterminante les études le montre clairement en effet mais pas que toutes les technqiues se valent.
J'attends toujours plusieurs études contrôlées pertientes dans la dépression par exemples avec les différentes approches psychanalytiques (des références SVP si vous en avez).

10/02/2007, 14h45
Juste pour voir, est ce que vous savez ce qu'est la psychanalyse et à quoi elle sert ?
Et qu'est ce qui fait la différence avec la TCC ?

Personne ne peut répondre à ces questions de manières indiscutables et scientifiques... Alors, si déjà, les postulats de bases sont faux, comment parler d'évaluation ?
Personnellement, j'ai vu des TCC parler du narcissisme mieux qu'un psychanalyste n'aurait pu le faire et j'ai aussi vu des psychanalystes mieux utiliser la triade cognitive pensée-émotions-situations...
Donc excusez-moi, mais si les uns et les autres se copient sans le savoir, il faut peut-être le dire...

stephraffard
10/02/2007, 15h34
Quel rapport avec ce qui vient d'être écrit ?
Que certaines personnes parlent mieux des TCC que ceux qui la pratiquent et pareillement pour la psychanalyse oui parfois et ?
Le plus important est d'en parler ou de pratiquer ?.
Je pense que pour un clinicien et le patient il vaut mieux bien la pratiquer que bien en parler.

Q"e les uns et les autres se copient ":

Les TCC et notamment les thérapies cogntives (il suffit de lire Young par exemple) puisent une partie de leurs pratiques et théories de la psychanalyse evidemment. Elle a énormément apporté, personne ne dit le contraire.

La différence avec la TCC et la psychanalyse : quelle psychanalyse ?
Quand j'écoute les Lacaniens de la Cause Freudienne, du 4ème groupe, les Freudiens , Les Kleiniens et la prise en charge psychanalytique des américains pour le sujet borderline je me dis que c'est vrai je ne peux y répondre, c'est trés différent et ce qui est terrible c'est que les étudiants en psychologie croient qu'il y a une psychanalyse unique.
En TCC il y a plusieurs courants il est vrai mais tous sont d'accord pour proposer une approche structurée aux séances (Cf Beck : résumé de la séance précédente, revue des tâches ...).
En TCC : approche collaborative, techniques d'entretiens spécifiques, entretien semi-structuré et parfois structuré.
Objectifs thérapeutiques définis avec le patients...

Psychanalyse attention flottante, association libre pour Freud...
Quand aux Lacaniens de la Cause : il faut que le psychanalyste occupe la place de l'objet a je crois (ahahahah).

TCC paradigmes de l'apprentissage
Psychanalyse : je ne crois pas qu'ils se réfèrent à Skinner Pavlov ou Bandura non ?

"Personne ne peut répondre de manière scientifique ": on y revient tout se vaut selon vos dires.
"ça ne sert à rien d'évaluer puique si les postulats sont faux."
Alors trés bien laissons les gourous de sectes proposés leurs thérapies, les massages corporels, les relations sexuelles entre thérapeute et patient (voir le rapport de psychothérapie vigilance par exemple ou d'autres).
Heureusement les patients ont montés des associations et commencent à faire parler leurs voix pour ne pas laisser les soi-disant experts que nous sommes prétendre soigner les gens et ne pas le faire.
Justement vous me demandez à quoi sert la psychanalyse : Freud en faisait un soin, il voulait soigner, faire baisser le symptôme (eh oui).
Puis certains (les lacaniens entre autres) sont arrivés en inventant le fait ou en interprétant les écrits du maitre pour dire qu'il ne fallait pas s'attaquer au symptome parce que déplacement ect...
alors que les psychanalystes américains tels que Kernberg veulent faire baisser le symptome et que leurs pratiques sont assez proche parfois des TCC.

Les centaines d'éudes contrôlées randomisées ect... c'est quand même mieux que rien.
Vous confondez science et savoir absolu.
La différence est prouvée scientifiquement entre la prise en charge TCC et certaines thérapies dans le cadre de certains troubles.
C'est évidemment limité.

(PS : la triade de Beck ce n'est pas ça. Qu'est ce que le sujet pense de lui, qu'est ce qu'il pense que les autre pensent de lui, comme conçoit-il l'avenir).

Copions nous mais évaluons nos pratiques sinon c'est n'importe quoi.

10/02/2007, 18h26
Je ne vais pas répondre sur tous les arguments. Ceux-ci s'agencent mal, il n'y a aucune continuité ni logique qui les ordonne. Ainsi, je ne vais répondre que sur :
"TCC paradigmes de l'apprentissage
Psychanalyse : je ne crois pas qu'ils se réfèrent à Skinner Pavlov ou Bandura non ?"
Voilà le genre de vérité asséné sans aucune discrimination.
Quel lien y a -t-il entre le conditionnement animal et l'apprentissage humain ? Comment passe-t-on de l'un à l'autre ?
Et pour vous dire tout le bien que je pense de votre grande culture, je vous renvoie au JFP (journal français de psychiatrie) qui s'intitule : "Que nous apprennent les enfants qui n'apprennent pas ?". Et je vous assure qu'il s'agit de la psychanalyse qui traite de l'apprentissage...

stephraffard
10/02/2007, 19h17
Bon
Puisque vous commencez à attaquer ma personne et que dans ce cas ça ne sert à rien je ne vais pas continuer à discuter et c'est dommage mais bon.

"psychanalyse je ne crois pas qu'ils se réfèrent à Skinner...voilà le genre de vérité assénée sans discrimination."
Est ce que la théorie psychanalytique se revendique des théories de Skinner et autres ? Si oui vous me l'apprenez et j'en suis heureux mais j'en doute.


Que le psychanalystes parlent d'apprentissage certainement mais le propos était "est ce qu'ils se réfèrent à Skinner et autres " et là vous ne répondez pas comme depuis le début.


Bon qu'importe je suis sur qu'on peut discuter mais si vous pouviez éviter les attaques personnelles ce serait profitable pout tout le monde.

10/02/2007, 21h28
Je ne m'attaque pas à vous mais à la pseudo-logique que véhicule la TCC. Je dis pseudo car dès qu'on fouille, on tombe sur une croyance et ça m'embête que ce qui se dit être thérapeutique, ce qui est censé soigné, use de croyance.
Ensuite, je pense que les TCC se sont appropriés, voire, ont subtilisé les résultats d'expériences scientifiques pour les appliquer dans des domaines fort éloignés de leurs sources. A la rigueur, sur les 3 conditionnements, il n'y a que celui de Bandura qui est valable. Le reste (les 2 autres) ne traite pas de la subjectivité mais du corps et de la mémoire, c'est à dire, ce qu'il y a de moins crédible chez l'homme du fait du langage...

Bien cordialement.

PS : je ne poursuivrai pas cette discussion. Je n'ai aucune envie d'instruire les gens contre leur gré.

Buddleia
10/02/2007, 22h04
"La nécessaire évaluation des activités de soins requiert des méthodes ajustées à leur objet et si la question devient plus compliquée, il existe des solutions même si elles sont forcément imparfaites." B.Brusset

Cette citation est tirée de l'article : "une lecture du "Livre noir de la psychanalyse" de B. Brusset très argumenté ! et que vous pouvez retrouver sur le site de la SPP.

Aller voir aussi :
Perron R, Brusset B, Baruch C, Cupa D, Emmanuelli M Quelques remarques méthodologiques à propos du rapport Inserm, 2004,19 Mai,
disponible en format électronique in http///www.techniques-psychotherapiques.org,

et Comment évaluer le coût de la souffrance ? In Carnet psy, 90, Mai 2004, 23-25.

27/03/2007, 03h51
Bonjour,

Psychologue de formation analytique, je suis très intéressée par la pratique des thérapies cognitives et comportementales et j’aurais souhaité m’y former. Aussi je serais ravie de pouvoir te rencontrer afin d’échanger avec toi sur ton expérience et de bénéficier de tes conseil en matière de formation.
Cordialement
Laure44

paro_psy
27/03/2007, 21h58
Bonsoir Laure 44,
Je serais ravie de pouvoir échanger avec toi. Pour s'échanger nos coordonnées, n'hésite pas à m'envoyer un message en MP.
Cordialement
paro_psy

27/06/2007, 19h27
Bonjour Paro psy,
comment faire sur ce forum pour s'echanger nos adresses internet?
Je suis psychologue sur la région Lorraine et vais m'installer en liberal avec comme pratique les TCC

Merci

:-D

paro_psy
27/06/2007, 20h49
Bonsoir julieR,
Tu peux m'envoyer ton mail en MP.
A bientot par mail.
paro_psy

02/07/2007, 12h44
comment fait on???!!

paro_psy
02/07/2007, 22h28
Bonsoir JulieR,
En fait je crois qu'il faut que tu te connectes et que tu cliques sur mon nom et là tu cliques sur MP où tu pourras m'envoyer un message perso. Je ne sais pas si c'est clair!!!
A bien tot

bibi0608
03/07/2007, 13h41
bonjour,
je cherche justement un clinicien spécialisé dans les TCC pour l'amie d'une personne que je vois qui souffre d'agoraphobie. Elle était suivie par un psychiatre qui lui a dit qu'il ne pouvait plus rien et que c'était à elle de gérer maintenant sauf que ça reste assez envahissant. Contactez moi si vous êtes dans la région de St Nazaire ou au pire, sur Nantes.
Merci d'avance

cauvin
03/07/2007, 18h52
aftcc (http://www.aftcc.org/contacts/membres-liste.php?d=44&n=Loire-Atlantique)

Cliquez sur ce lien de l'annuaire aftcc qui recense les thérapeutes tcc diplômé (signalé par les initiales "TP"). Il y a une psychologue à St Nazaire et d'autres thérapeutes à Nantes.

bibi0608
04/07/2007, 15h21
merci du tuyau, j'y vais de ce pas :lol:

07/07/2007, 20h06
bonsoir
je t'ai envoyé un mess perso avec mon adresse mail pour echanger sur la pratique des TCC en libéral.
A bientôt

paro_psy
08/07/2007, 15h46
Bonjour Julie R,
je n'ai pas reçu ton message sur mon espace perso. Peut-être devrais-tu recommencer cette opération!!
Cordialement

laure_44
16/09/2007, 21h25
Bonjour,

Psychologue de formation analytique, je suis très intéressée par la pratique des thérapies cognitives et comportementales et j’aurais souhaité m’y former. Aussi je serais ravie de pouvoir te rencontrer afin d’échanger avec toi sur ton expérience et de bénéficier de tes conseil en matière de formation.
Cordialement
Laure_44

paro_psy
17/09/2007, 17h40
Bonjour laure_44,
Je t'ai envoyé un MP avec mon mail, en espérant qu'il arrive à bon port car ceux que je reçois s'effaçent sans que je comprennent pourquoi.
Cordialement
paro_psy

laure_44
17/09/2007, 21h16
Comme je ne suis pas trés familiarisée avec les subtilités des forums, je ne sais pas trop comment avoir accés à ton mail paro psy, alors je te mets le mien pour que l'on puisse se contacter : laure_44@yahoo.fr.
En esperant te lire bientot
Laure_44

paro_psy
18/09/2007, 21h21
Bonsoir Laure_44,
Je t'ai envoyé un email à partir duquel nous pourrons échanger.
A bientôt
paro_psy