PDA

Afficher la version complète : offre de stage TCC en charente maritime



Loufoq
01/10/2010, 13h26
bonjour,:bye:

je suis psychologue spécialisé en TCC et travaille en tant que psychologue au sein de deux structures.

contactez-moi :delicious::delicious: en mp

vg[/QUOTE]

coccinelle
04/10/2010, 08h57
Tout cela a l'air très intéressant... Malheureusement, je ne suis plus étudiante !! :LolLolLolLol:
J'ai également une formation en TCC et ai toujours eu des difficultés à projeter cette formation et ces techniques dans le secteur médico-social (IME, ITEP, ESAT), principalement auprès de personnes qui présentent une déficience intellectuelle. Qu'en pensez-vous ?

Loufoq
09/10/2010, 17h46
bonjour,

excusez moi pour le retard, alors voici le travail que je peux effectuer auprès d'une population déficiente intellectuelle


Assouplissement des pensées rigides (schémas cognitifs)
Travail de psycho-éducation autour des thèmes évoqués par les usagers
Gestion des émotions
Travail autour de la motivation au changement et de la prise de décision
Travail sur l'estime de soi et la confiance
Travail sur la communication (affirmation de soi)
Apprentissage de la résolution de problème
Travail autour du deuil et de la perte

il y a aussi tout le travail de groupe sur l'entraînement aux habiletés sociales afin d'améliorer leur adaptation sociale

si vous voulez plus de renseignement il y a un très bon livre sur comportements agressifs et retard mental ('L'abbé & Morin) qui donne pas de pistes pour l'application des tcc

néanmoins tout reste encore à faire dans ce domaine.

au plaisir de vous lire

VG

coccinelle
11/10/2010, 10h56
Bonjour Loufoq,

Tout votre travail me semble très intéressant !

Cependant, je me questionne quant au travail d'assouplissement des schémas cognitifs, car il me semble qu'ils sont assez difficiles d'accès chez des personnes qui ont une déficience intellectuelle (d'autant plus s'il s'agit d'enfants, par exemple en IME). Non ?
Utilisez-vous des supports particuliers, adaptés à cette population ?

Concernant les habiletés sociales, il se trouve que c'est un domaine que je travaille beaucoup auprès de mes patients adultes de psychiatrie. J'ai ainsi monté deux groupes d'EHS, un en intra et un sur l'extra-hospitalier, mais l'une des contre-indications de mes groupes est justement la déficience intellectuelle, car j'utilise un support, le jeu Compétence de Jérôme Favrod, qui n'est pas accessible aux patients présentant une déficience intellectuelle. Je trouve cela dommage de devoir exclure ces personnes de ce dispositif que je trouve utile et très intéressant. Aussi, auriez-vous des idées de support pour travailler les habiletés sociales avec des personnes déficientes ? Comment les travaillez-vous ?

Dans l'attente de vous lire,
coccinelle

Loufoq
12/10/2010, 18h18
bonjour,

d'abord précision je travaille auprès d'adultes déficients intellectuels dans une structure et avec des jeunes de 0 à 18 ans dans une structure bien différentes et non déficients.

pour l'entrainement aux habiletés sociales, j'utilise la vidéo et le jeux de rôle, c'est plus concret pour eux. mais il faut dire que je m'inspire tres fortement d'un super bouquin que j'ai mis du temps à trouver "programme d'entrainement aux habiletés sociales" de Ouellet et L'abbé (1986). Il n'est pas récent mais très très intéressant. le photo langage aussi peut etre une piste a creuser.

par ailleurs je suis tombé aussi sur un article dans le JTCC sur la cognition sociale "remédiation d ela cognition sociale" (2010) de passerieux (pas certain de l'orthographe). Finalement cette artcile me sert de base à mon travail. En effet en fonction de la population avec laquelle on est, on travaille pas les mêmes aspect de la cognition sociale. J'ai hate que l'auteur précise sa pratique. Il y a peu de livre sur la cognition sociale. Pourtant c'est bien ce sur quoi on travaille mais à des degrés divers.

pour ce qui est des schémas, évidement ce que vous dites est vrai (il ne s'agit pas d'un travail sur les schémas au sens strict du terme), néanmoins je tente de repérer cliniquement certains schémas présents (d'ailleurs peut être faudrait il faire une recherche là dessus), puis après par répétitions car cela tourne souvent en boucle et en plus certains oublient vite, je tente avec eux de remettre en questions leurs certitudes sur le monde (en utilisant aussi des épreuves de réalités accompagnées). Il s'agit d'être le plus concret possible.

Dans la déficience intellectuelle, je trouve qu'il faut énormément guider, bien plus que dans les tcc en général. Je demande souvent a ce qu'ils vérifient "en pratique" ce dont on a pu parler. En effet les discours sont vite oubliés alors qu'une expérience réelle les marqueras beaucoup plus et servira dans la suite du soutien proposé.

voilà, je ne sais pas si j'ai été très clair

je tâtonne beaucoup car effectivement peu de choses sont faites dans ce domaine avec cette population.

cordialement

vg

coccinelle
14/10/2010, 14h08
Bonjour Loufoq,

Je vous remercie de partager votre expérience, je trouve tout cela très intéressant et encourageant ! Personnellement, je me suis mise une barrière dans ma recherche d'emploi en me disant que je ne pourrai jamais faire des TCC auprès d'une population déficiente intellectuellement, donc j'avais quasiment perdu l'espoir de travailler un jour dans des structures médico-sociales sous CC 51 ou 66... avec le salaire qui va avec, pour me rabattre vers des structures hospitalières, car j'estimais le travail beaucoup plus intéressant (notamment car possibilité de pratiquer les TCC). Vos posts me montrent le contraire !! :yahoo:
Le chemin est encore long puisque comme vous le soulignez, il y a très peu de travaux sur TCC et déficience intellectuelle, mais je pense qu'il y a quelque chose à faire.
Je ne connais pas l'ouvrage auquel vous faîtes référence mais vais me renseigner ; pour ma part, je me suis beaucoup basée sur "Entraînement aux habiletés sociales pour les patients psychiatriques" de LIBERMAN et coll. (2005), aux éditions Retz.
J'ai un peu honte de dire ça mais... la notion de "cognition sociale" m'est un peu étrangère...
Cordialement,
coccinelle

Loufoq
14/10/2010, 16h27
après, c'est clair que plus on va vers une déficience profonde plus on table sur du comportemental.

Il s'agit d'adapter... mais ce n'est pas toujours facile....car à me lire cela à l'air simple, mais en pratique cela l'est beaucoup moins. Difficile de mettre en place des choses aussi par rapport aux équipes qui n'en n'ont pas l'habitude.
j'expérimente beaucoup.

J'ai également le livre dont vous me parler.

En ce qui concerne la cognition sociale, allez voir l'article il est très clair. En gros il s'agit de tout ce qui nous sert dans la communication, les interactions au niveau cognitif.

voilà

si jamais vous travaillez avec ce type de public un jour, nous pourrions continuez à échanger, même pour des outils etc....

cordialement

Vincent Girault

coccinelle
15/10/2010, 08h53
Bonjour Loufoq,

La "réticence" des équipes de ce type d'établisements qui accueillent des personnes avec une déficience intelletuelle me semble en effet bien présente. Ces professionnels ont l'habitude de travailler avec des psychologues (et psychiatres) de tradition très psychanalytique et j'imagine comment certains peuvent accueillir le changement de méthode et de cadre théorique... pour l'avoir un peu expérimenté lors de mon stage obligatoire de Master 1 en ITEP.

Concernant l'article dont vous parlez, je ne suis pas abonnée au JTCC, donc je ne sais pas comment y avoir accès malheureusement.

Je suis contente d'avoir eu cet échange avec vous, peut-être aurons-nous l'occasion d'échanger à nouveau.
(Je vais au congrès de l'AFTCC à Paris en Décembre)

Cordialement,
coccinelle

cecileee
24/11/2011, 22h42
Bonjour,
J'ai vu que vos posts commencent à dater, mais ils se font rares sur le sujet... alors j'essaie quand meme! Je travaille avec des enfants dans un Itep (troubles des "conduites" et du comportement, troubles de la personnalité) et j'ai fait un DU de TCC. Mais dans la pratique, je me sens bien démunie! Pour l'instant, j'ai très peu utilisé ces outils, d'abord parce que les enfants que je vois n'ont, pour l'instant (je n'en suis qu'au début des prises en charge), pas de demande particulière.
au dela de cela, je connais très peu de littérature sur le sujet. J'ai vu vos références et je vais m'y pencher. JE connais le livre de VERA sur les TCC avec les enfants mais je vous avoue avoir été déçue...
travaillez-vous avec les TCC chez les enfants dans votre pratique?
MERCI!

vladou1
27/11/2011, 17h23
même questionnement pour moi. Je suis en formation AFTCC et travaille en milieu scolaire. Que faire avec les enfants que nous rencontrons qui nient avoir le moindre problème alors que parents et enseignants s'arrachent les cheveux? Les techniques d'entretien motivationnel qu'on nous enseigne ne me semblent pas adaptées. Que faire aussi avec les TCC quand on perçoit que la souffrance de l'enfant est le symptôme de graves dysfonctionnements familiaux?

Loufoq
27/11/2011, 20h41
bonsoir,

tout d'abord, je travaille aussi avec des enfants qui peuvent présenter le même genre de troubles dont vous parlez (trouble des conduites et aussi le fait que le symptôme est un problème familiaux)

Alors à mon avis (ce n'est que mon avis), mais les pbs de l’enfant sont, au départ, souvent des symptômes de problèmes familiaux. En tcc, il faut toujours tenir compte des contingences de l'environnement qui ont induits et renforcés les problèmes de l'enfant. Donc quand on travaille avec les enfants on travaille forcément avec les parents (il faut faire de la psychoéducation) car peut être qu'à la maison ils ont des cpt qui maintiennent les difficultés de l'enfant.

Et puis il y a aussi tout ce qui concerne les tcc familiales!!

En même temps cela me fait penser a quelque chose : on ne peut changer les autre, mais soi... on peut évoluer (c'est un principe qu'on tente d’inculquer en tcc) car les patients ont souvent tendance à dire : si untel n'était pas comme ça, je souffrirai plus ou cela irait mieux etc...
Donc on doit tenter d'assouplir sa façon de voir les choses (ref schémas cognitifs) afin de modifier les émotions et les comportements etc...

après je trouve que la motivation au changement, quand on la maitrise est un super outil avec des jeunes hyper réfractaires ou qui ont des tr des conduites.

Ensuite, concernant les jeunes de l'ITEP : cela ne m'étonne pas du tout ce que vous dites. ces jeunes là on souvent bien peu de demande de soins psy.
Donc, si j'étais vous : je laisserai tomber le bouquin de vera (moi aussi je le trouve très protocolaire et peu adapter à nos jeunes et aux pratiques de nos établissements médico sociaux (mais plutôt adapté pour le libéral).
Pour ma part, dans le foyer où j'exerce : je propose des groupes d'entrainements aux habiletés sociales (afin de modifier les schémas de pensées antisociaux), des groupes de gestion de la colère, je travaille aussi sur la théorie de l'esprit avec les apports de la neuropsychologie dont de nouvelles recherches ont été réalisées avec des jeunes maltraités.... je propose des groupes où on travaille sur le traitement de l'information sociale au niveau des croyances et au niveau émotions.
avec ces jeunes, il faut faire des petits groupes, il faut une équipe d'éducateurs solides car finalement un gros travail sera fait de leur part afin de les motiver à s'inscrire à ce genre d'activités. Néanmoins, dans certaines études, les jeunes devaient tous participer à un moment ou à un autre à ces groupes car leur capacités de jugement sont altérées (dans le trouble des conduites) mais c'était porté par l'institution.

il y a un article très intéressant sur la modification des schémas de pensées anti sociaux (ce dont vous devez être souvent confronté) de Cécile Mathys : l'entrainement aux habiletés sociales avec des adolescents délinquants : méthode et évaluation"
il y a un lire aussi de Marc Le Blanc (1998). "Intervenir autrement"

voilà et autrement sur la neuropsy le livre très intéressant de nader-grosbois nathalie (2011) "la théorie de l'esprit : entre cognition, émotion et adaptation sociale" (super bouquin)
Il me sert de base dans mes interventions au niveau de l'ESAT également.

A côté de cela, je mets en place des groupes de psychoéducation pour les assistants familiaux (mais on peut l'imaginer pour les éduc ou parents etc...

voilà, je ne sais pas si j'ai vraiment répondu à vos questionnements,
je trouve très intéressant que les psy qui sont dans des itep se forment aux tcc car je trouve qu'elles y ont tout à fait l'heure place.

pour plus d'infos, il ne faut pas hésiter à me contacter en mp.

cordialement

vg

Loufoq
27/11/2011, 20h51
coccinelle

moi aussi je vais à un atelier en décembre le 8 à l'atelier sur l'attachement.

on pourrait peut être se rencontrer!!

cordialement

vg

cecileee
29/11/2011, 21h47
bonsoir,
et un grand merci de votre réponse très intéressante, et du temps que j'imagine, vous avez du prendre!

Je vais me pencher avec intérêt sur les références que vous proposez, j'espère que je les trouverais car pour l'instant, celles qui m’intéressaient (dans livre Cottraux) étaient difficilement accessibles. Où trouver ce genre de références... c'est aussi une question!

Quand vous dites qu'on ne peut pas changer les autres, je comprends que l'objectif est que l'enfant puisse lui même envisager un changement, à défaut de pouvoir changer le contexte, sa famille ou ses parents... On parle ici, il me semble, de la motivation au changement (cela rejoint peut-etre votre questionnement Vladou). Peut-etre est-ce là l'enjeu premier de la prise en charge, la base de toute intervention ultérieure.
Ainsi, Pourriez-vous nous en dire plus sur votre façon de faire? A savoir: ne proposez-vous les groupes qu'un fois que l'enfant exprime l'envie de changer?
De plus, comment travailler la motivation au changement quand l'enfant n'a pas de demande... en même temps, les enfants amènent toujours quelque chose: "j'en ai marre, c'est pas moi", "c'est sa faute", "c'est pas juste"... Vous partez de là?
En tous cas, je vais essayer dès demain! Il est vrai que l'EM est u outil plus qu'intéressant, pour avoir appris à le manier dans un autre contexte (addictologie), mais pour l'instant, je n'y arrive pas en Itep.

Enfin, concernant les groupes que vous évoquez, ca me parait presque indispensable... mais pour l'instant dans l'Itep ou je travaille, aucun professionnel n'est formé ni même sensibilisé aux TCC. Ca me parait être un travail colossal; Et meme temps, les éduc sont demandeurs et ouverts...
Pourriez-vous nous dire comment vous avez pu mettre cela en place?
Quels sont les intitulés et modalités de vos groupes?

Merci Merci si vous avez le temps d'échanger!

Loufoq
01/12/2011, 19h38
bonsoir,

alors je vous transmets mon mail : pour vous donner les articles!